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Pays producteurs : économie et histoire

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Allemagne

L’Allemagne est l’un des pays précurseur en matière de motocyclettes. Le motocycle et le moteur à combustion interne ont trouvé leurs racines dans la culture germanique. Hildebrand & Wolfmüller constuiront en 1894 la première moto de série. Au début du XX ème siècle des marques comme NSU, Adler et Bismark se tournent vers la production motocycliste avec succès. Après la Première Guerre Mondiale, l’essor industriel donne naissance à plusieurs centaines de petites entreprises. Suite à la crise économique des années 1920, seules quelques marques perdurent. Ces mêmes firmes vont connaitre une période faste durant les années 1930, bénéficiant des retombées médiatiques de DKW, devenu leader du marché mondial motocycliste. La seconde guerre mondiale va mettre un terme à l’essor industriel allemand. La production motocycliste de l’après guerre ne résistera que jusqu’à la fin des années 1950. BMW et MZ restent les deux seuls producteurs allemands.

Etats-Unis

L’industrie motocycliste américaine connait une période prospère au début du 20 ème siècle, grâce aux retombées de Indian, leader du marché mondial. Mais l’arrivée massive des automobiles Ford, entraine la chute de l’industrie motocycliste américaine. Dans les années 1920 il ne subsiste que les marques Excelsior-Henderson, Indian et Harley-Davidson. L’après seconde guerre mondiale permet à de nombreuses entreprises, tel Cushman, d’envahir le marché avec des scooters inspirés de ceux qu’utilisaient les parachutistes américains. La mode custom, dans les années 1990, a été une opportunité pour Harley-Davidson, la seule marque réellement concurrentielle sur le marché mondial de la moto avec Buell.

France

En mettant au point leur moteur à combustion interne, Albert De Dion et Georges Boutton, propulsent la France dans le cercle restreint des pays berceaux de la production motocycliste et automobile. Le petit moteur apporte fiabilité et performances. Il est acheté sous licence par nombres de marques étrangères jusqu’à la première guerre mondiale. Dès 1918, la Grande Bretagne et l’Allemagne deviennent les leaders de la production mondiale deux roues. Les constructeurs motocyclistes français survivent grâce au marché interne. Après la seconde guerre mondiale, seuls Peugeot et Barigo résisteront à la venue des automobiles et à l’invasion nippone ; l’un en se tournant vers les cyclos, l’autre en faisant des motos sur commande.

Grande-Bretagne

L’industrie motocycliste britannique nait de l’industrie du cycle déjà fortement implantée à la fin du XIX ème siècle. Parallèlement émerge une production industrielle parallèle, alimentant les constructeurs en moteurs, boites de vitesses et autres pièces mécaniques. Durant les années 1920 l’on dénombre plusieurs centaines d’entreprise de construction motocycliste, bénéficiant de l’excellente renommée britannique en la matière. La plupart des firmes succomberont à la crise économique des années 1930, et le marché s’orientera vers le monopole des groupes BSA et AMC. Les investissements insuffisants dans les études de nouveaux modèles, les outils de production désuets, et la gestion catastrophique auront vite fait d’anéantir la production britannique dès l’arrivée de la concurrence nipponne dans les années 1970. Seuls Triumph et CCM demeurent en activité en ce début de XXI ème siècle.

Italie

L’industrie motocycliste italienne explose après la première Guerre Mondiale par le biais d’entreprises familiales telles Benelli et Gilera. La production italienne est caractérisée par une bonne qualité et par une image sportive, que viennet reforcer de nombreux titres en compétition. Après la seconde guerre mondiale, Vespa et Lambretta s’adaptent avec beaucoup d’intelligence à la demande de moyens de locomotions économique, et produisent des scooters. L’ère des automobiles économiques, dans les années 1950 et 1960 entraine la faillite d’un grand nombre d’entreprise de l’industrie motocycliste italienne. Le gouvernement italien va alors défendre la production nationale en imposant de lourdes taxes à l’importation sur tous les modèles transalpins. Ces mesures ont permis à Ducati et à Laverda de conserver un marché interne, tout en exportant leurs modèles sports.

Japon

L’industrie motocycliste nipponne est une conséquence du plongeon japonnais dans le chaos économique suite à la Seconde Guerre Mondiale. La demande en véhicules individuels bon marché est alors en plein expansion. De petites entreprises se mettent à produire des bicyclettes motorisées sur le même principe que les modèles Européens des années 1900. Très vite de grosses entreprises voient en la moto un marché porteur et s’approprient le marché interne. Fortes de leur succès national, Honda, Kawasaki, Suzuki, et Yamaha commencent à conquérir le monde dans les années 1950, avec l’aide des États-Unis, dans le cadre de la guerre froide. Dans les années 1970 les quatre constructeurs nippons prennent le leadership du commerce motocycliste mondial.

Autres pays producteurs

Les constructeurs motocyclistes qui ne produisent pas pour des marchés internes importants éprouvent des difficultés à maintenir leurs entreprises et doivent recourir à l’achat de pièces, souvent mécaniques, provenant de pays plus puissants. Les fluctuations économiques rendent ces producteurs vulnérables. Nombres de marques réputées déposeront bilan, victimes de l’arrêt des motoristes vendant sous licence, suite à l’expansion industrielle des pays asiatiques.

Gunther L

Citation

« Conduire une moto est, sans aucun doute, la sensation la plus intense qu'une machine puisse provoquer. »
Paul Peczon – Book Review of Speed Tribes