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1925 - Alessandro Nagas et Tullio Ray, importateurs exclusifs pour Indian et Zündapp en Italie, décident de créer leur propre marque motocycliste.
1926 - Production en série de la première Nagas & Ray, conçut par Giuseppe Remondini. C'est une 350cm³ à soupapes latérales, dotée d'une boîte à 3 vitesses.
1928 - 1930 - Une version culbutée de la Nagas Ray 350 est commercialisée ; la crise économique italienne engendre la faillite de la firme. Tito Jonghi, riche industriel argentin la rachète, en posant comme condition la délocalisation de l'usine de Milan à Choisy-le-Roy (respectivement en Italie et en France).
1931 - La marque Jonghi commercialise les anciennes Nagas Ray sous la dénomination Jonghi type TJ4. La même année Jonghi remarque un mécanicien doué pour le pilotage, il embauche le jeune Louis Jeannin, qui remportera le Bol d'Or 1932, ainsi que le Championnat de France et le Grand Prix d'Europe de Rome.
1934 - Victime de ses succès en compétition, la marque Jonghi véhicule une image trop typée course. Jonghi préfère vendre l'usine aux frères Eichel, déjà propriétaires des marques Scylla, Motopédale et Prester.
1935 - La gamme se compose de 100 cm³ Prester-Jonghi et Prester à moteur Aubier-Dunne, ainsi que des ex-Jonghi version 350 cm³. Les 350 sont déclinés en 3 versions : la Flèche d'Argent ou Super Rapide, la Fléche d'Or ou Spéciale, et le modèle Racing.
1939 - La crise économique a raison de la firme des frères Eichel.
1940 - 1944 - Joseph [1] Remondini continu de produire en série limitée des Jonghi, dans les anciens locaux de Choisy-le-Roy.
1945 - C'est à la Satam, spécialisée dans la construction mécanique des stations essences, que l'on doit la renaissance de la firme franco-italienne. La Société Nouvelle Jonghi renait dans une usine de la Courneuve. La première 125 cm³ est produite en 1946, et remplacera la R100.
1948 - Arrêt de la production du modèle T, remplacé par le modèle E, qui sera la Jonghi la plus vendue.
1959 - Frustrée par les échecs successifs de la H250 et de la moto-scooter Polo, la Satam ferme précipitamment la filiale Jonghi. Les pièces ne seront pas vendues mais ferraillées, la firme Jonghi ne connaitra pas de cinquième propriétaire.
Gunther L
« Conduire une moto est, sans aucun doute, la sensation la plus intense qu'une machine puisse provoquer. »
Paul Peczon
– Book Review of Speed Tribes