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Motosacoche

Suisse, 1898 – 1956

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Historique de la marque

1898 – 1904
S’intéressant à la combustion interne, Henri et Armand Dufaux produisent un petit nombre de machines sous les marques Dufaux et HADC.

1905
Henri et Armand Dufaux mettent au point un moteur de 215 cm³ à admission automatique pour bicyclettes. La firme HADC baptise ce modèle Motosacoche. Des machines complètes sont également produites. HDAC, Motosacoche et Dufaux sont commercialisées sous « blasonnage » (1).

1908
La firme Motosacoche met au point un V-twin latérale de 438 cm³. Le moteur auxiliaire passe à 250 cm³. Un V-twin semi-culbuté apparait dans la gamme, et cette architecture moteur sera conservée sur certains modèles jusque dans les années trente.

1911
Motosacoche décide d’ouvrir une filiale séparée, spécialisée dans la production de blocs moteurs, afin de pourvoir le marché européen ; cette filière sera nommée MAG. Tels JAP et Villiers, MAG devient une référence européenne en matière de motorisation. Les moteurs MAG seront utilisés par Triumph, Ariel, Matchless, Brough-Superior, Royal Enfield, Clement, Condor, Imperia, Neander et Monet Goyon.

1914
La firme MAG produit une large gamme de moteurs allant des monocylindres de 350 à 500 cm³ aux V-twin de 350 à 1 000 cm³. Quelques moteurs monocylindres à un ACT sont également produits, même si la plupart de la production fait appel aux soupapes latérales.

1917
Le nom de Motosacoche est adopté définitivement.

1922
Le français Tony Zind remporte la première édition du Bol d’Or au guidon d’une 500 cm³ Motosacoche, totalisant 1 245,63 km au terme de l’épreuve (2).

1928
Le britannique Walter Leslie Handley devient champion d’Europe en catégorie 350 cm³, sur une 350 M35 OHC.

1930
La firme française New-Map produit des moteurs MAG sous licence, ainsi que des Motosacoche complètes.

1930 – 1940
Production, en 1932, de la Jubile 424, monocylindre de 498 cm³, qui sera la première moto à utiliser l’allumage par bobine et batterie. Cette solution est empruntée à l’industrie automobile. Sa fourche Brampton, son carburateur Amac et sa boîte de vitesses Hurth à trois rapports en font une moto moderne, capable d’atteindre les 105 km/h. Malgré le succès de la Jubile, Motosacoche souffre de la concurrence britannique et notamment des parts de marché remportées par Norton.

1953 – 1956
Après l’échec du prototype 200 cm³ de Dougal Marchant, en 1947, Motosacoche change de stratégie. En 1953, Motosacoche rachète diverses entreprises allemandes, et Richard Küchen dessine le modèle 212 twin. La couleur unique du modèle, kaki, contribuera largement à l’échec commercial du modèle. Motosacoche met un terme à sa production motocycliste en 1953, mais continuera de produire des blocs moteurs MAG jusqu’en 1956.

Motosacoche Jubilée

Motosacoche Jubilée 500, 1932

(1) En motocyclisme, le blasonnage désigne l’action de vendre une moto d’une marque A sous cette dernière et, sous le blason d’une marque B. Cette pratique fut couramment adoptée au sein d’entreprises possédant plusieurs marques, afin de réduire les coûts de production (cf AJS).

(2) Le Bol d’Or, dans sa formule originelle, ne mettait en piste qu’un pilote par moto. L’épreuve durait 24 heures et comportait une pause de quatre heures durant la nuit.

Gunther L

Citation

« Conduire une moto est, sans aucun doute, la sensation la plus intense qu'une machine puisse provoquer. »
Paul Peczon – Book Review of Speed Tribes